Astronautes, sous-mariniers, navigateurs… sept conseils des experts du confinement

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Astronautes, sous-mariniers, scientifiques en Antarctique, navigateurs en solitaire… Certains s’enferment loin du monde pendant des semaines ou des mois, usant de stratégies pour vivre au mieux une situation qu’ils ont choisie. Des tactiques qu’ils partagent avec les plus de deux milliards de Terriens contraints au confinement.

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L’astronaute Thomas Pesquet a vécu dans la Station spatiale internationale (ISS) de novembre 2016 à juin 2017. (SIPA)

Être coincé chez soi durant des jours peut être difficile. Confinés à domicile afin de freiner la propagation du nouveau coronavirus, les Français – comme un tiers de l’humanité – n’ont plus la possibilité d’aller rendre visite à leurs amis ou de sortir se divertir.

Cette situation exceptionnelle, qui peut être source d’anxiété, certains professionnels la vivent au quotidien. Astronautes, sous-mariniers ou encore navigateur en solitaire, ils sont nombreux ces derniers jours à partager leurs stratégies pour vivre au mieux cet isolement. Florilège.

1 – Ne pas compter les jours

Pour l’astronaute américain Scott Kelly, le principal c’est de « ne pas avoir trop d’attentes », « parce que nous ne savons pas quand ça va finir », explique-t-il depuis Houston, au Texas, où il n’est « pas encore » confiné.

« Quand j’étais dans la Station spatiale international (ISS), c’était pour un an […] j’ai fait l’effort de penser que désormais je vivais là, que je faisais partie de cet environnement, que c’était mon nouveau chez-moi ». Et il suggère de s’en inspirer en faisant « comme si » on allait vivre dans l’espace pendant un an.

Première navigatrice à avoir accompli un tour du monde en solitaire en compétition, Isabelle Autissier confirme qu’il vaut mieux « ne pas se projeter ». « Si on imagine un timing, on est déçu », explique-t-elle. C’est comme pour une course au large : « quand on est en mer, la première des choses, c’est de ne pas compter les jours. Il ne faut pas se dire je vais arriver dans 3 mois, 1 mois, ou 10 minutes ».

2 – Se sentir investi d’une mission

Pour l’astronaute français Thomas Pesquet, qui a passé plusieurs mois dans l’espace à bord de l’ISS, c’est le sentiment de servir à quelque chose, d’avoir « une mission » qui aide à surmonter le confinement. « Aujourd’hui, notre mission à tous est de faire en sorte que le virus ne se propage pas », a-t-il rappelé dans l’émission Quotidien.

Un avis que partage Vincent Larnaudie-Eiffel, ancien commandant du sous-marin nucléaire lanceur d’engin le Téméraire. Comme les sous-mariniers, « confinés dans nos appartements, on partage une mission qui est de protéger les autres, de nous protéger, de protéger les personnels médicaux et de réussir la traversée de cette épreuve », encourage-t-il.

3 – S’imposer une routine

Horaires des repas, horaires de lever et de coucher… Retrouver un rythme est primordial dans cette période où nos repères habituels sont bousculés. « Je dois avoir un programme, je dois me lever à une heure régulière, me coucher à une heure régulière, m’occuper de mon travail si je peux le faire à distance », suggère Scott Kelly.

« Le temps n’a pas la même durée, la veille ressemble au lendemain donc il est important de jalonner, de donner du rythme à nos journées », conseille également Vincent Lanaurdie. Pour supporter cette promiscuité, il suggère que « chacun ait son coin à lui ». « Sur un sous-marin c’est un lit exigu. Dans un appartement exigu, c’est la même chose »

Pour ceux qui ne sont pas concernés par le télétravail, c’est le bon moment pour s’occuper des tâches que l’on remet d’habitude au lendemain. Thomas Pesquet, par exemple, « va trier toutes les photos » restantes de sa mission dans l’espace et « les publier plus régulièrement sur les réseaux sociaux ».

4 – Prendre l’air et essayer de nouvelles activités

Les sorties à l’extérieur sont restreintes en temps de confinement. Mais au moins elles ne nécessitent pas de combinaisons spatiales ni « des jours de préparation », compare l’astronaute Scott Kelly.

Prendre l’air et « faire l’expérience de la nature », comme l’odeur de la forêt, le vert des feuilles, les chants des oiseaux, la chaleur du soleil », est crucial. Et si vous n’avez pas de jardin, « ouvrez les fenêtres et passez la tête dehors », suggère-t-il.

Il ne faut pas non plus sous-estimer l’importance des loisirs. Si Thomas Pesquet a ressorti ses maquettes de l’ISS, Scott Kelly prévoit d’apprendre la guitare. Il faut « choisir une ou deux activités où l’on crée, où l’on apprend quelque chose, ou les deux », confirme Cyprien Verseux, scientifique qui a passé neuf mois sur la base Concordia en Antarctique.

Se dépenser est aussi nécessaire au quotidien, ajoute-t-il : « faire du sport, musculation, corde à sauter, yoga, zumba… même avec peu de place et d’équipement, des solutions existent, quelle que soit votre condition physique ».

Pour s’aérer l’esprit, on peut « profiter de ce moment pour essayer de nouvelles choses, la lecture, écouter de la musique différente, écrire un journal, faire des photos, peindre ou dessiner… », conseille Isabelle Autissier. « Même des choses auxquelles ils n’ont pas spontanément pensé : il faut se creuser la tête »

5 – Parler chaque jour à quelqu’un

« Assurez-vous de parler chaque jour à quelqu’un de vive voix », insiste Cyprien Verseux. Un avis partagé par Frank de Winne, premier européen à avoir été commandant de l’ISS en 2009. « Les moyens de communication actuels sont un grand avantage, il faut faire l’effort de les utiliser ».

Chaque jour le Belge appelle sa mère de 86 ans, confinée dans un appartement d’une résidence de personne âgée. « En vidéo, pour qu’elle puisse me voir », précise-t-il. Une recommandation également suivie par l’astronaute américain Scott Kelly. « L’isolement nuit non seulement à notre santé mentale, mais aussi à notre santé physique, en particulier à notre système immunitaire », rappelle-t-il.

6 – Gérer les conflits

Si l’on est confiné avec une ou plusieurs autres personnes, apprendre à bien communiquer est la clef, explique l’astronaute américaine Anne McClain. « Exprimez-vous clairement. Ecoutez activement. Reconnaissez vos torts. Ne craignez pas les conflits. Identifiez-les et travaillez pour les résoudre », énumère-t-elle.

« Si quelque chose vous embête, parlez-en, sans agressivité. Parce que si vous étouffez vos émotions, ça va empirer », renchérit Scott Kelly. Evidemment, le maintien de cette bonne entente au sein de son foyer nécessite au préalable de suivre les conseils précédents : garder une bonne hygiène de vie, varier ses activités, veiller à bien dormir.

7 – Ne pas culpabiliser

Quelles que soient les stratégies, « il est normal d’avoir des baisses de moral et de productivité. Ce n’est pas un signe de faiblesse », rassure enfin l’astrobiologiste Cyprien Verseux. « N’ajoutez pas la culpabilité à vos difficultés ».

Pour relativiser et « remettre les choses en perspectives », rien de tel que de tenir un journal, recommande Scott Kelly. « La Nasa étudie les effets de l’isolement sur les humains depuis des décennies, et une découverte surprenante qu’ils ont faite est l’importance de tenir un journal ». Plutôt que de décrire sa journée, le professionnel de l’isolement suggère de « décrire ce que vous vivez à travers vos cinq sens ». Une fois le confinement terminé, cela vous permettra aussi de garder un souvenir de « cette période unique dans l’histoire ».

Gwynne Shotwell : SpaceX’s plan to fly you across the globe in 30 minutes

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Tout dans cette interview de G. Shotwell (la bien nommée DG de SpaceX), est passionnant. Il y a bien sur ces défis technologiques incroyables que propose SpaceX.

Mais le moment qui a retenu mon attention est celui où elle explique comment, en tant que “manager intermédiaire”, elle use de 2 solutions pour jouer le mieux possible son rôle entre son patron, Elon Musk, et ses équipes. Et depuis qu’elle pratique cela… elle a moins de stress et ses équipes aussi !

Quel est le ratio de conversion entre le temps d’Elon et le temps réel ?

GS : Vous me mettez dans une position difficile. Je vous en remercie. Il n’y a aucun doute qu’Elon est très agressif dans ses délais, mais franchement, cela nous pousse à faire les choses mieux et plus vite. Je crois que tout le temps et tout l’argent du monde ne produisent pas la meilleure solution, mettre cette pression à l’équipe pour avancer vite est très important.

On dirait que vous jouez un rôle intermédiaire clé. Il fixe ces objectifs fous qui font leur effet, mais qui, dans d’autres circonstances, pourraient faire exploser une équipe ou imposer des attentes impossibles. On dirait que vous avez trouvé un moyen de dire « Oui, Elon », puis de réaliser cela de façon acceptable à la fois pour lui et votre entreprise, pour vos employés.

GS : Il y a deux prises de conscience importantes pour cela. D’abord, quand Elon dit quelque chose, vous devez marquer une pause et ne pas lâcher immédiatement : « C’est impossible » ou « Pas moyen que nous le fassions. Je ne sais pas comment. » Vous vous taisez, vous y réfléchissez et trouvez un moyen de réaliser cela. L’autre chose dont je me suis rendu compte rendait plus difficile ma satisfaction professionnelle. J’ai toujours eu l’impression que mon boulot était de prendre ses idées, de les transformer en objectifs pour l’entreprise, de les rendre atteignables, et de détourner l’entreprise de cette pente raide, confortablement. J’ai remarqué qu’à chaque fois que nous y arrivions, et que nous nous retournions, que les gens étaient à l’aise, alors Elon lancait quelque chose et soudain, nous n’étions plus à l’aise, nous remontions à nouveau cette pente raide. Mais, un jour, j’ai réalisé que c’est son travail à lui, et que mon travail est que l’entreprise soit presque à l’aise afin qu’il puisse nous pousser, nous remettre sur la pente, alors j’ai beaucoup plus aimé mon travail, au lieu d’être toujours frustrée.

CA : J’ai estimé que le ratio de conversion du temps d’Elon à votre temps est un facteur deux, en suis-je loin ?

GS : Ce n’est pas si mauvais mais c’est vous qui l’avez dit, pas moi !!!

Un monde d’hommes et de nombres

Newsletter #26

Daniel Tammet est né le crivain, poète et hyperpolyglotte (il parle une douzaine de langues), chez qui on a diagnostiqué une épilepsie dans l’enfance, puis le syndrome d’Asperger à l’âge adulte. Il s’est fait connaître par sa synesthésie, un phénomène neurologique par lequel deux ou plusieurs sens sont associés. Daniel voit ainsi les nombres en couleur , ce qui est à l’origine de ses capacités de mémoire stupéfiantes. Le , il récite les 22 514 premières décimales de Pi en 5 heures, 9 minutes et 24 secondes, établissant un nouveau record européen.

Dans cette conférence, il nous parle avec génie de notre monde d’hommes et de nombres et de ce que nous, hommes, pouvons faire de ces nombres.

Les mathématiques sont partout, universelles. Nous baignons tous dans un monde d’hommes et de nombres.

Ce monde me convient parfaitement.

Pour moi, les nombres (tout comme les mots) ressemblent aux hommes: chacun a sa personnalité propre, chacun m’évoque un sentiment ou une image. Le chiffre quatre par exemple est timide, le chiffre onze brille intensément. 89 me fait penser à la neige qui tombe. La Joconde ne pourra jamais rivaliser avec la beauté du nombre Pi.

2030, cela vous dit quoi ?

Le futur déclenche en chacun de nous une avalanche d’images et d’émotions. Tout le monde y pense et beaucoup en parle. Certains beaucoup plus que d’autres comme si le futur était un être humain, soit leur meilleur ami ou leur pire ennemi.

Moi, je ne le connais pas. Je me souviens de l’histoire de l’écrivain britannique G. K. Chesterton selon lequel l’un des jeux favoris de l’humanité s’appelle “Enterrez le Prophète”. Ce jeu, consiste d’abord a écouter avec respect et attention les prévisions de tous les savants futurologues. Puis, lorsque leur mort arrive, inévitablement, on décide de les enterrer de facon la plus cérémonieuse. On s’empresse ensuite à faire tout le contraire de ce qu’ils avaient prévu. Ainsi fonctionnent les humains.

Quoi qu’il en soit, comme le rappelle cette histoire, une chose est certaine pour notre avenir à tous: …la mort ! Combien ici parmi nous vont voir l’an 2030 de leur propre yeux, le sentir, le toucher ? Combien ? 18 années nous séparent de cette échéance. C’est long ! C’est l’équivalent de toute une jeune vie.

Réfléchissons à notre avenir en 2030 à partir de la statistique. Disons que l’âge moyen des 1200 personnes ici présentes, les deux sexes confondus, est de 40 ans.

Selon une table de mortalité, 85 personnes ici présentes ne verrons pas 2030 !

D’après les statistiques, une de ces 85 personnes trouvera la mort derrière le volant.

Une autre mourra du tabagisme passif.

Un escalier qui grince ou le sol mouillé d’une salle de bains achéveront deux d’entre nous.

5 autres seront victimes de la bouteille.

6 personnes lâchées par leur cerveau.

8, par un corps trop gras.

La Faucheuse visitera 12 fumeurs.

Et plus de 40 personnes subiront les caprices de leur cœur ou les pinces d’un cancer.

Nos vies sont faites de la même étoffe que les statistiques, mais ces chiffres ne disent que la moitié. Car nous sommes aussi les créatures du hasard, des sentiments, et des rêves. Je vous donne un exemple.

Il y a trente ans, en 1982, un homme pensait lui aussi à l’avenir. Jusqu’alors il avait toujours rêvé de l’an 2000 – 18 ans l’en séparaient. Comme 18 années nous séparent de 2030. Voici ce qui s’est passé.

L’homme a 40 ans. Il s’appelle Stephen Jay Gould. C’est un paléontologue américain à la carriere brillante, l’un des biologistes les plus talentueux de notre siecle. C’est aussi un mari, un père de deux jeune fils, et un amateur de baseball et de biscuits.

Comment son médecin pouvait-il lui annoncer l’horrible nouvelle? On venait de lui découvrir une forme de cancer rare et incurable. Selon les calculs, il avait une médiane de huit mois à vivre. Tout à coup, même Noël et le Nouvel An paraissent désespérement lointain.

Et que fit Gould dans cette situation terrible? Il fit ce que font pratiquement tous ceux a qui on annonce une mauvaise nouvelle: il se lance fiévreusement à la recherche d’informations optimistes, même les plus minces, même les plus infimes. Il ne veux pas renoncer.

Huit mois. Gould réfléchit. Si la moitié de tous les patients atteints de même cancer mouraient moins de huit mois après avoir été diagnostiqués, cela signifiait que l’autre moitié vivait davantage. Certains vivaient encore des années.

Cette idée le réconforte. Son esprit s’y accroche. Il est encore jeune, habite les beaux quartiers. N’a pas d’autre probleme de santé. Il possède aussi une volonté d’acier, un tempérament égal et un vif désir de vivre. Ses chances de se retrouver dans le deuxieme groupe de patients lui semblent grandes.

Il n’aurait qu’une mort, pas des milliers, et la médiane n’avait a peu près rien à dire à ce sujet. Cela devint son mantra. Ses amis et sa famille lui demandent de s’expliquer. Les moyennes concernent les populations, pas les personnes, répond-il. Si je mourais mille fois, environ la moitié de ces morts auraient lieu dans moins de huit mois. Les morts de l’autre moitié suivraient une par une: des jours, des semaines, des mois, ou des années plus tard.

Qui peut dire ou se situera son unique mort, parmi les mille morts possibles ?

Les mois suivants sont pénibles et agités pour Gould, pleins d’ennui, de souffrance et d’épuisement. Son corps est exposé aux rayons, inondé de médicaments, soumis au bistouri. Il perd un tiers de son poids. Ses cheveux lui joue le mauvais tour de se détacher de son crane. Les heures de traitement, de solitude et de lassitude, s’entassant les unes sur les autres, l’affaiblissent et l’oppressent.

Et pourtant il survit. Son cancer connait une rémission. Deux ans après, il est assez bien portant pour écrire un long article ‘La Médiane n’est pas le message’. Dix ans après cette publication, il est encore solide. ‘J’appartiens’ dit-il ‘à un groupe très petit, très chanceux et très sélect: le groupe des premiers survivants d’un cancer jusque-la incurable’.

En l’an 2000 il est bien vivant et fait la fête. Sexagénaire, il publie sa plus grande oeuvre ‘La Structure de la théorie de l’évolution’, un pavé de 1300 pages. C’est le dix-septieme livre qu’il écrit depuis la découverte de son cancer il y a vingt ans.

Deux mois après la publication, sa mort personelle finit par arriver, résultat d’un deuxième cancer, sans relation avec le premier.

Alors, 2030 ? Finalement, personne ne peut déchiffrer un destin. L’essence de la nature humaine est dans son infinie variété.

“La variété” remarqua Gould, “est la réalité, pas un ensemble de mesures imparfaites visant une tendance centrale.”

A chacun, son avenir.

Les enseignements d’Edward Deming

Newsletter #25

Ce reportage raconte la mise en oeuvre des enseignements d’Edward Deming chez Pontiac au coeur des années 60.

Il y a dans ces enseignements absolument tous les ingrédients pour opérer aujourd’hui encore les transformations efficaces au sein des entreprises : le travail commence par les dirigeants (l’escalier se balaie par le haut)… les chiffres ne sont pas la vision… le principe de subsidiarité… des collaborateurs satisfaits font des clients heureux… l’information doit circuler… le développement personnel est vital… améliorer les processus plutôt que les tâches… faire de ses fournisseurs des partenaires durables… privilégier le leadership sur le management… etc

Merci à Vincent D pour ce cadeau et la traduction !

Meilleurs Voeux pour cette année 2020 !

Newsletter #25

Extrait du documentaire primé “Playing For Change : Peace Through Music”, “Stand By Me” est la première de nombreuses Songs Around The World produites par Playing For Change. Ce classique de Ben E. King présente des musiciens à travers le monde, enregistrés par l’équipe de “Playing For Change” au cours de leurs voyages. Cette chanson continue de nous rappeler que la musique a le pouvoir de briser les frontières et surmonter les distances entre les personnes.

Dans la bibliothèque : Entrer en stratégie par le Gal Vincent Desportes

Newsletter #24

À l’instantanéité doit succéder la réflexion… à la réaction incessante le recul stratégique.
La stratégie naît il y a 2 500 ans, à Athènes et en Chine avec Sun Tzu et son célèbre Art de la guerre. Art militaire au départ, méthode de pensée pour l’action, elle apparaît de plus en plus indispensable dans notre monde moderne. Pourtant, le sens en a été oublié.

Aujourd’hui, les décideurs – entrepreneurs, dirigeants, managers… – sont accaparés par le court terme et la tactique. Atteints de myopie décisionnelle, ils éprouvent des difficultés grandissantes à prendre du recul. Ils ont perdu l’habitude et le goût de la stratégie, qu’ils pratiquent de moins en moins alors qu’elle seule peut apporter des réponses à la complexité du monde et à l’accélération du temps. Dans cette vidéo, le Général Vincent Desportes nous donne quelques clés sur comment entre en stratégie à destination des dirigeants et des managers

Dans cette interview – et son livre – le Général Vincent Desportes nous donne quelques clés sur comment entre en stratégie à destination des entrepreneurs, des dirigeants et des managers.

Adopter la perspective du balcon

Newsletter #21

William Ury, co-auteur (en 1982 avec Robert Fisher) de “Getting to Yes” (Comment réussir une négociation) nous propose ici un moyen, simple  – mais pas facile – d’arriver à un accord même dans les situations les plus difficiles — du conflit familial à, peut-être, le Moyen Orient.

La perspective du balcon permet d’aller du “non” vers le “oui”.

Existe-t-il un “vrai” vous ?

Newsletter #20

Qu’est-ce qui vous définit ? Et comment vous percevez-vous ? Comment les autres vous perçoivent-ils ? Dans cette présentation, Julian Baggini puise dans la philosophie et les neurosciences pour nous donner une réponse… pas si surprenante que ça.

Cela revient à cette pensée de Thich Nhat Hanh : la fleur est faite uniquement par les éléments non-fleurs : le soleil, l’eau, la terre, la graine, le jardinier, le temps… permettent  – ensemble – à la fleur de se manifester comme fleur.

La fleur ne peut pas être par elle-même.

Les managers d’aujourd’hui sont les dirigeants de demain

Newsletter #19

Les entreprises comptent sur leurs futurs dirigeants pour gérer avec plus de vitesse, de flexibilité et de confiance que jamais auparavant. Mais comment les cadres intermédiaires peuvent-ils gravir les échelons de la hiérarchie tout en remettant en question la façon dont les choses ont toujours été faites ? L’experte en leadership Elizabeth Lyle fait part d’une nouvelle approche pour enfreindre les règles alors que vous gravissez les échelons, partageant des façons créatives dont les organisations peuvent offrir aux cadres intermédiaires l’espace et l’encadrement nécessaires pour diriger autrement.

Dans la Bibliothèque : Se changer, changer le monde

Newsletter #19

Rencontre avec Ilios Kotsou consacrée au changement. Mieux vivre ensemble, cela semble la condition sine qua non pour surmonter les diverses crises actuelles, qu’elles soient économique, social ou économique. Que pouvons-nous faire pour sortir de ces crises ? Deux figures émergent, celle du militant (agir sur le terrain pour répondre aux enjeux du monde) et celle du méditant/e (qui va explorer la dimension intérieure) : Ces deux figures s’opposent-elle ? Ne se renforcent-elles par l’une l’autre ? C’est de là qu’est parti le sujet de ce livre. Nous faisons partie du monde. Si nous agissons, le monde change. Se changer, c’est donc changer le monde, nous sommes l’outil qui permet le changement. Que puis-je faire pour me mettre au service des autres et du monde ? Comment puis-je changer ma vie pour changer la vie ?

Dans la Bibliothèque : Une critique de la tyrannie des chiffres et des indicateurs

Newsletter #18

Comment accède-t-on à la « vérité » des organisations aujourd’hui ? Eh bien tout simplement par l’avenue principale : leur évaluation chiffrée. La croyance selon laquelle c’est le chiffre, et uniquement le chiffre, qui donne accès à la vérité dans les organisations s’est répandue comme une trainée de poudre sur l’économie planétaire au point de devenir le seul critère de jugement légitime dans l’estimation de la santé des entreprises. Cette tendance, l’historien américain Jerry Muller la nomme « The Tyranny of metrics », La tyrannie des indicateurs de performance, publiée aux Presses Universitaires de Princeton.

Une Vidéo de Ghislain Deslandes.

Rien ne nous arrive par hasard

Newsletter #17

L’acceptation d’une épreuve n’est ni du déni, ni de la fuite, mais le début de la transformation. Et vous n’avez pas besoin d’une paraplégie pour y croire. Votre épreuve, il s’agit de la respecter et de vous respecter. Mon épreuve a été initiatique, ma troisième naissance, ma renaissance, car je n’ai jamais cru que je n’allais plus  remarcher. Le lendemain de l’opération, j’ai fait alliance avec mon corps pour mettre en place ma verticalisation. Je me suis dit qu’on n’allait pas me voler ma vie à nouveau. En écoutant cette voix, mes croyances ont cessé d’être limitantes. Les croyances sont comme les deux faces d’une médaille. D’un côté vous donnez aux croyances le pouvoir de vous asservir. Pour moi c’était mon entêtement, ma peur de vivre et de mourir. Le jour ou je me suis donné de l’amour, du respect, de la tendresse, du temps, de l’écoute et de la lumière, l’autre face de la médaille a explosé dans toute sa splendeur pour devenir de la force, du désir de vivre, de la créativité et de la plénitude. Tout s’est aligné en moi, mon corps, mon mental, mon esprit et tout est devenu possible. Puisque le rêve ne m’était plus interdit, je me suis autorisé à réaliser celui que j’avais à 18 ans et aujourd’hui je suis écrivain. Mon premier livre, « Le roseau penchant », relate mon opération. Quelle que soit l’épreuve, nous avons tous la capacité à la transmuter.

Et tout le monde s’en fout #23 – Les valeurs

Newsletter #16

« Il n’y a pas de résultats extraordinaires sans relations extraordinaires avec soi-même et les autres »… et pour entretenir des relations extraordinaires rien de tel que de connaître son système de Valeurs. Ceci vaut à titre personnel et à titre collectif. Vivre en accord avec ses Valeurs, c’est une question de respect de soi et des autres.

Une série créée par Fabrice de Boni et Axel Lattuada |Écrite par Fabrice de Boni, Marc de Boni et Axel Lattuada – Produite par Mia Productions / Christophe Baudouin ] Réalisée par Fabrice de Boni | Interprétée par Axel Lattuada

La neuroplasticité expliquée en 2 minutes : un bel espoir d’évolution pour tous !

Newsletter #14

Notre cerveau n’est pas figé. Il se nourrit de toutes nos expériences et peut donc évoluer en fonction de ce que nous faisons, pensons, « ritualisons »,…

Nous avons donc le potentiel de changer pour augmenter nos performances et notre bien-être grâce à la neuroplasticité !

Fantastique espoir et grande source de confiance en soi que voilà, surtout si vous souffrez de croyances limitantes.

Source : ADOZEN et Infloressence

L’homme le plus chill du monde

Newsletter #13

SATISHFACTION par Merci Alfred

Manger moins de viande. Prendre moins de bains. Partir moins loin en vacances. Pour sauver la planète, on sait qu’on doit changer nos habitudes. Mais on a souvent peur que ça suscite de la frustration. Et si ça devenait plutôt générateur de satisfaction.Il y a quelques semaines, on est allé écouter Satish Kumar au Grand Rex. Qui c’est ? Un penseur indien, élève de Gandhi, qui a rencontré Martin Luther King et parle comme Yoda (en encore mieux). On a rassemblé toutes les questions qui nous travaillent à propos de l’enjeu climatique, mais aussi de la vie en général. On les lui a posées, puis on a filmé ses réponses.

 

Le résultat ? Ça s’appelle Satishfaction , et ce sont peut-être les vidéos les plus kiffantes qu’on ait jamais filmées.

 

Satish Kumar est notamment fondateur du Schumacher College en Angleterre. En 1962, il a rallié à pied depuis l’Inde les 4 pays détenteurs de l’arme nucléaire : Russie, France, Royaume-Uni et Etats-unis – rencontrant au passage Martin Luther King, entre autres.
Son dernier livre vient d’être traduit en français aux Editions Belfond. Il est disponible sur Amazon ici ou en librairie là.