Le péril de la méritocratie

Newsletter #21

Notre culture individualiste renforce notre EGO et inhibe notre GENIE

La plupart des gens que j’admire mènent une vie qui a la forme de deux montagnes.

Ils ont quitté l’école, ont commencé une carrière, ont fondé une famille et ont identifié la montagne qu’ils pensaient devoir gravir : devenir entrepreneur, médecin, flic. Ils ont fait ce que la société les a encouragés à FAIRE, comme créer une marque, connaître la réussite, acheter une maison, construire une famille, rechercher le bonheur.

Sur la première montagne, les gens consacrent beaucoup de temps à la gestion de leur réputation. Ils demandent : Que pensent les gens de moi ? Où dois-je me classer ? Ils essaient de remporter les victoires dont jouit l’EGO.

Ces années houleuses sont également puissamment façonnées par notre culture individualiste et méritocratique. Les gens fonctionnent selon cette hypothèse : je peux me rendre heureux. Si j’atteins l’excellence, si je perds plus de poids, si je suis cette technique d’amélioration personnelle, l’épanouissement suivra.

Mais dans la vie des gens dont je parle – ceux que j’admire vraiment – , il s’est passé quelque chose qui a interrompu l’existence linéaire qu’ils imaginaient pour eux-mêmes. Quelque chose s’est produit qui a révélé au grand jour le problème de la vie selon des valeurs méritocratiques et individualistes.

Certains d’entre eux ont eu du succès et l’ont trouvé insatisfaisant. Ils ont pensé qu’il devait y avoir plus dans la vie, un but plus élevé. D’autres ont échoué. Ils ont perdu leur emploi ou ont subi un scandale. Soudain, ils sont tombés et ne sont plus montés, et leur identité s’est trouvée être en péril. D’autres ont été frappés de plein fouet par quelque chose qui ne faisait pas partie du plan initial. Ils ont eu un cancer ou ont perdu un enfant. Ces tragédies ont fait que leurs victoires sur la première montagne semblaient, finalement, moins importantes.

 La vie les a rejetés dans la vallée, comme elle y jette la plupart d’entre nous, à un moment ou à un autre. Ils ont souffert et ont dérivé.

Certaines personnes sont brisées par ce genre de douleur et de chagrin. Ils semblent devenir plus petits et plus effrayés, et ils ne s’en remettent jamais. Ils sombrent dans la colère, le ressentiment et se renferment dans leur petite « tribu ».

Mais d’autres personnes s’ouvrent quoique brisées. Le théologien Paul Tillich a écrit que la souffrance renverse les schémas normaux de la vie et vous rappelle que vous n’êtes pas qui vous pensiez être. Le fondement de votre âme – de votre GENIE – est beaucoup plus profond que vous ne le savez. Certaines personnes regardent dans les profondeurs cachées d’elles-mêmes et se rendent compte alors que le succès ne remplira pas ces espaces. Seuls une vie spirituelle et un amour inconditionnel de la famille et des amis feront l’affaire. Ils réalisent la chance qu’ils ont. Ils sont en bas dans la vallée, mais sont en bonne santé ; ils ne sont pas détruits financièrement ; ils sont sur le point d’être entraînés dans une aventure qui va les transformer.

Ils se rendent compte que, tandis que notre système éducatif nous prépare généralement à l’ascension de telle ou telle montagne, notre vie est en réalité définie par la façon dont nous utilisons les moments d’adversité.

Alors, comment se passe ce renouveau ? Comment passer d’une vie basée sur de mauvaises valeurs à une vie basée sur de meilleures valeurs ?

Premièrement, il doit y avoir une période de solitude, de désert, un temps et un lieu où l’auto-réflexion peut se produire.

« Que se passe-t-il lorsqu’un enfant doué se trouve dans une nature sauvage où il est privé de tout moyen de prouver sa valeur ? », demande Belden Lane dans Backpacking With the Saints . Que se passe-t-il lorsqu’il n’y a personne, ni rien à faire ? Il s’effondre et alors l’EGO se dissout. « C’est alors qu’il peut être aimé. »

C’est le point essentiel. La voix égoïste de l’EGO doit être maîtrisée avant qu’une personne ne soit capable de donner et de recevoir librement de l’amour.

Puis, il y a le contact avec le cœur et l’âme (le GENIE) – par la prière, la méditation, l’écriture,… tout ce qui peut vous mettre en contact avec vos désirs les plus profonds.

« Dans les profondeurs sont la violence et la terreur dont la psychologie nous a avertis », écrit Annie Dillard dans Teaching a Stone to Talk : Expeditions and Encounters. « Mais si vous chevauchez courageusement ces monstres, et si vous tombez avec eux plus loin sur le bord du monde, vous trouverez ce que nos sciences ne peuvent ni localiser ni nommer, le substrat, l’océan ou la matrice ou l’éther qui renferme le reste, ce qui donne au bien sa puissance pour le bien, et au mal son pouvoir pour le mal, le champ unifié : notre préoccupation complexe et inexplicable de chacun envers les autres. »

Dans la solitude, le désir égotique d’estime disparait, et de plus grands désirs sont rendus visibles : les désirs du cœur (vivre dans l’amour avec les autres) et les désirs de l’âme (le désir de servir un idéal transcendant et d’être sanctifié par ce service).

De cette manière, les gens sont plus sensibles aux douleurs et aux joies du monde. Ils réalisent :  « Oh cette première montagne n’était pas ma montagne. Je suis prêt pour un plus grand voyage. »

Certaines personnes changent radicalement de vie à ce stade. Elles ont quitté leurs emplois en entreprise et enseignent à l’école primaire. Elles se consacrent à une cause sociale ou politique. Je connais une femme dont le fils s’est suicidé. Elle dit que la femme timide et effrayée qu’elle était est morte avec lui. Elle a trouvé sa voix et aide les familles en crise. J’ai récemment rencontré un ancien banquier. Cela ne lui a pas suffi et il aide maintenant les hommes qui sortent de prison. Un jour, j’ai échangé avec un australien qui a perdu sa femme, une tragédie qui a occasionné une période de réflexion. « Je me sens presque coupable de l’importance de ma croissance à la suite du décès de ma femme » m’a-t-il dit.

Peut-être que la plupart des personnes qui sont sorties d’un échec restent dans les mêmes jobs, avec la même vie, mais elles sont différentes. Il ne s’agit plus de soi ; il s’agit de relation, il s’agit de se donner soi-même. Leur joie est de voir les autres briller.

Dans leur livre intitulé « Practical Wisdom by Barry Schwartz », Barry Schwartz et Kenneth Sharpe racontent l’histoire d’un employé d’hôpital nommé Luke. Dans l’hôpital de Luke, il y avait un jeune homme qui s’était battu et qui s trouvait dans le coma. Le père du jeune homme était assis avec lui tous les jours dans une veillée silencieuse, et Luke nettoyait la chambre tous les jours.

Un jour, le père était sorti fumer une cigarette pendant que Luke faisait le nettoyage. Plus tard dans l’après-midi, le père trouva Luke et lui reprocha de ne pas avoir nettoyé la chambre. La réponse en première montagne est de considérer votre travail comme le nettoyage des chambres. Luke aurait pu rétorquer : « J’ai nettoyé la chambre. Vous étiez dehors en train de fumer. » La réponse en deuxième montagne est de considérer votre travail comme un service aux patients et à leur famille. Dans ce cas, vous retournez dans la chambre et la nettoyez de nouveau, pour que le père puisse avoir la sérénité de vous voir le faire. Et c’est ce que Luke a fait.

Si la première montagne concerne la construction de l’EGO et la définition du moi, la deuxième montagne consiste à se défaire de l’EGO et à dissoudre le moi.

Si la première montagne est une acquisition, la deuxième montagne est une contribution.

Sur la première montagne, la liberté personnelle est célébrée : garder toutes vos options ouvertes sans aucune retenue; une vie parfaitement libre est une vie sans attaches et sans souvenir; la liberté n’est pas un océan dans lequel vous voulez nager, c’est une rivière que vous voulez traverser pour atteindre l’autre côté.

La personne sur la deuxième montagne prend des engagements. Les gens qui se sont engagés envers une cité, une personne, une institution ou une cause ont jeté les amarres et brûlé les ponts derrière eux. Ils ont fait une promesse sans s’attendre à un retour. Ils sont dedans.

Je peux maintenant reconnaître les gens de la première et de la deuxième montagne. Les premiers font allégeance à eux-mêmes en dernier ressort ; les seconds font allégeance à un engagement en dernier ressort.

Je peux aussi reconnaître les organisations de première et de deuxième montagne. Dans certaines organisations, les gens sont là pour servir leurs intérêts personnels – toucher un salaire. Mais d’autres organisations exigent que vous vous abandonniez à une cause commune et que vous changiez ainsi votre identité même. 

J’ai décrit ce renouveau (EGO versus GENIE) en termes personnels, mais bien entendu, des sociétés et des cultures entières peuvent échanger de mauvaises valeurs contre de meilleures. Je pense que nous sommes tous conscients que la haine, la fragmentation et la déconnexion de notre société ne sont pas qu’un problème politique. Elle découle d’une crise éthique et spirituelle.

Nous ne nous traitons pas bien. Et la vérité c’est que 60 ans de culture  de première montagne hyperindividualiste ont affaibli les liens entre les hommes. Ils ont dissout les cultures d’éthique et de partage qui restreignaient le capitalisme et la méritocratie.

Au cours des dernières décennies, l’individu, le moi, a été au centre des préoccupations. Les praticiens de la deuxième montagne nous conduisent vers une culture qui place les relations au centre. Ils nous demandent de mesurer nos vies par la qualité de nos relations, de voir que la vie est un effort qualitatif, et non pas quantitatif. Ils nous demandent de voir les autres dans toute leur profondeur, et pas seulement en surface, et d’avoir le courage d’influence et de le faire avec un esprit de service. Ce peuple de deuxième montagne nous entraîne dans une nouvelle culture. Le changement de culture se produit lorsqu’un petit groupe de personnes trouve une meilleure façon de vivre et que le reste d’entre nous les copie. 

La révolution de ceux de la deuxième montagne nous oriente vers un objectif différent. Sur la première montagne, nous obtenons du bonheur, mais sur la deuxième montagne nous sommes récompensés par la joie. Quelle est la différence ? Le bonheur implique une victoire pour soi. Cela se produit à mesure que nous progressons vers nos objectifs. Vous obtenez une promotion. Vous avez un délicieux repas.

La joie implique la transcendance de soi. Lorsque vous êtes sur la deuxième montagne, on se rend compte qu’on vise trop bas. Nous sommes en concurrence pour nous approcher d’une petite lampe, mais si nous vivions différemment, nous pourrions sentir la lueur d’un véritable soleil. Sur la deuxième montagne, vous voyez que le bonheur est bon, mais que la joie est meilleure.

Un article de David Brooks paru dans le New York Times le 16/04/2019

David Brooks est chroniqueur au Times depuis 2003. Il est l’auteur de «The Road to Character» et du livre à paraître «The Second Mountain».

Léonard de Vinci, ou l’histoire d’un autodidacte de génie

Newsletter #18

Leonardo da Vinci, Saint John the Baptist. Wikipedia, CC BY

« L’apprentissage est la seule chose que l’esprit n’épuise jamais, ne craint jamais et ne regrette jamais. » (Léonard de Vinci)

Léonard de Vinci fut un homme aux multiples facettes, aux convictions profondes, à la pensée complexe. À l’occasion des 500 ans de sa disparition, examinons l’héritage exceptionnel de celui qui fut l’un des derniers grands penseurs de l’humanité, doté d’une étonnante approche transversale ; le propre d’un génie. Son impact sur la société a été bien au-delà de ce que les œuvres comme Mona Lisa et la Cène peuvent laisser penser. Léonard de Vinci a incarné une autre façon d’apprendre et de comprendre, celle d’un autodidacte exceptionnel capable de rapprocher l’art et la science, qui a su apprendre tout au long de sa vie, qui s’appuyait sur un sens de l’observation remarquable et disposait de la capacité à inventer de nouvelles formes d’apprentissage.

Une brève histoire de Léonard de Vinci

Léonard de Vinci est né le 15 avril 1452 dans un petit village agricole de Toscane. Jeune garçon, il ne reçut pas d’éducation particulière mais manifesta un intérêt prononcé pour les arts et dans l’utilisation de la matière. Léonard n’était pas d’origine noble, mais un enfant « illégitime », né de parents non mariés qui le placèrent à l’âge de 15 ans sous la tutelle du sculpteur, peintre et orfèvre Andrea del Verrochio. Le système d’apprentissage de l’époque voulait que les élèves soient totalement investis dans des projets importants de leurs maîtres afin de développer des compétences fondées sur des expériences réelles. Du fait de son travail de grande qualité, Léonard fut rapidement responsable de ses propres projets, et reçut des financements pour les faire aboutir.

Léonard vécut alternativement entre Florence et Milan puis plus tard à Rome et finalement, à la suite de l’invitation de François 1er, en France où il finit ses jours à Amboise. Il travailla sur un grand nombre de projets, publics ou privés en utilisant un grand nombre de techniques allant notamment de la peinture, la sculpture, le dessin et les fresques aux matériels militaires jusqu’à la réalisation, parmi ses derniers ouvrages, d’un lion automate capable en marchant, d’ouvrir la poitrine en faisant apparaître un bouquet de fleurs.

Indifférence à la différence entre sciences et arts

Léonard n’avait aucune réticence à utiliser ses capacités artistiques pour développer ses compétences techniques et réciproquement. Par exemple, il était capable d’avoir un regard scientifique dans l’atelier de peinture pour produire des couleurs nouvelles, d’inventer des techniques, de la même façon qu’il savait se comporter en artiste dans ses travaux d’ingénierie. Ses nombreux dessins et esquisses en attestent. On le sait peu, mais cette faculté d’expérimentation constante est l’une des causes de la mauvaise conservation de ses nombreuses œuvres d’art qui, comme la Cène par exemple, ont dû subir des travaux de restauration très minutieux.

La richesse d’une telle transversalité des compétences nourrit les travaux de Léonard dans les domaines de la physique, de l’anatomie et de la psychologie. Il s’interrogeait sur l’utilité des objets, sur la précision des connaissances et les caractéristiques permettant à l’art sous toutes ses formes d’explorer la nature humaine. L’Homme de Vitruve est probablement l’œuvre la plus représentative de cette transversalité. Ce dessin, fondé sur les principes de l’architecte romain Vitruve qui associa les équilibres architecturaux à ceux des proportions du corps humain, permit à Léonard de réunir merveilleusement au sein d’une représentation du corps humain des concepts de mathématiques, d’anatomie et de dessin, faisant de cette œuvre une contribution majeure non seulement pour le monde des idées mais également comme la traduction visuelle des relations entre toutes ces sciences.

L’homme de Vitruve, toile géante au château du Clos Lucey. Google arts et culture

Apprendre toute sa vie par l’observation et l’expérimentation

La vie de Léonard de Vinci est aussi caractérisée par un désir d’apprendre permanent, une véritable addiction. Il était intimement convaincu de la nécessité de développer en soi des compétences complémentaires. Il en voyait expressément l’intérêt à travers sa propre vie.

Mais le plus remarquable dans tout cela, c’est que Léonard apprenait par lui-même. C’était un autodidacte. Avec un sens remarquable de l’observation, il était capable de comprendre le sens des phénomènes et les relations entre certaines de leurs dimensions. À travers ses croquis et ses écrits, on constate à quel point il rassemblait en permanence des informations qu’il était ensuite capable d’utiliser pour innover dans des domaines différents.

C’est à travers ses contributions dans le domaine de la géologie que s’exprime particulièrement cette capacité à produire de la connaissance à partir de l’observation. Ses études sur les roches étaient si abouties qu’il a été le premier scientifique à comprendre que les fossiles sont les empreintes d’animaux ou de morceaux d’animaux :

« … entre les couches de roches, on voit les traces des vers qui se sont frayé un chemin à l’époque où elles n’étaient pas ».

Le premier manager-ingénieur

Si d’un côté on apprécie toute la rationalité, la rigueur et le sérieux dont faisait preuve Léonard dans son travail, il est également important de considérer sa capacité à répondre aux demandes originales de ses divers admirateurs. Et plus encore de voir à quel point Léonard était capable de promouvoir son propre travail.

L’examen de l’ensemble de ses œuvres montre que Léonard était capable de « vendre » de nouveaux projets. Cette compétence lui permit de se voir confier de multiples responsabilités lors de travaux pour le compte mécènes. Des Médicis aux Sforza, De Vinci prit la responsabilité de projets en allant de la conception d’appareils militaires à la peinture de La Cène, de l’architecture à l’anatomie.

En ce sens, Léonard de Vinci, était non seulement capable de proposer des idées et des appareils innovants ou de magnifiques œuvres d’art mais il était aussi capable de les réaliser selon une véritable gestion de projet, de rassembler les fonds nécessaires et d’expliciter les moyens humains et techniques nécessaires. Et même de rendre les réalisations effectivement utiles par une compréhension fine des besoins des futurs utilisateurs. Léonard savait concilier ses compétences techniques (hard skills) avec une approche tournée vers les autres (soft skills) afin que ses idées nouvelles séduisent ses futurs clients.

Pour aller encore plus loin dans ses talents, Léonard était aussi un excellent organisateur d’événements. Le 19 juin 1518, Léonard organisa les festivités pour la célébration du mariage de Laurent de Médicis et de Madeleine de la Tour d’Auvergne à Amboise. Cela étant, même un génie n’est pas à l’abri d’un désastre en préparant un événement tel qu’un mariage. Ce fut le cas dans une expérience précédente lorsque Ludovico Sforza lui demanda, pour le mariage de sa fille, de réaliser un autel comestible de plus de 60 mètres de long fabriqué à partir de gâteaux et de polenta. De Vinci omit de prendre en considération un élément qui anéantit la surprise : les rats ! Ceux-ci mangèrent la plus grande partie de l’autel la veille du mariage…

À la recherche des nouveaux « Léonard »

À la veille du 500e anniversaire de sa mort et en admirant la richesse, l’ampleur et la transversalité de ses apports, la question suivante demeure. Comment notre système éducatif pourrait-il insuffler les nombreuses qualités de cet homme qui a tant apporté à notre société ?

De quoi avons-nous besoin, de quelle ambition devons-nous nous doter afin de former des ingénieurs sachant dessiner, des architectes sachant manager, des managers capables de comprendre la biologie et des biologistes maîtrisant la mécanique d’un robot ?

N’oublions pas non plus que ce chercheur avide était également un pionnier en matière de technologie qui savait utiliser les dernières techniques et dispositifs disponibles pour produire de l’innovation. Et rappelons-nous que, dans sa quête de telles avancées technologiques, Léonard se questionnait toujours sur l’impact que ces nouveaux dispositifs pourraient avoir sur l’humanité.

« Le désir le plus naturel des hommes de bien est la connaissance. » (Léonard de Vinci)The Conversation

Fernanda Arreola, Professor of Entrepreneurship & Innovation @ EMLV, Pôle Léonard de Vinci – UGEI

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.